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Conseil numérique · mise à jour du 23 septembre 2026

Études de cas

Études de cas : ce que les cabinets de conseil numérique publient vraiment

Relevé du 14 août 2026 sur les études de cas publiées par quatre Big 4 (Deloitte, PwC, EY, KPMG). Aucun de ces quatre cabinets ne réunit le nom du client et un résultat chiffré ; aucun cas de PME française chiffré n'apparaît. Voici le relevé complet, et ce qu'il faut demander en rendez-vous.

Publié le · Mis à jour le

À retenir

  • Relevé du 14 août 2026 sur les études de cas publiées par quatre Big 4. Le constat central : aucun des quatre ne publie de cas qui nomment le client ET donnent un résultat chiffré.
  • Aucun cas de PME française chiffré chez les Big 4. Leurs cas publics portent sur des grands groupes : CAC 40, secteur public, programmes multi-pays.
  • L'anonymat est la norme chez les grands cabinets : « un leader du luxe », « un acteur majeur de l'assurance », « un des leaders de l'Énergie ». Le client nommé y est l'exception (deux cas récents sur six chez PwC, partiellement).
  • Le format dominant s'arrête à l'approche. Contexte, méthode, dispositif, puis la page se termine. L'effet mesuré sur l'activité du client est absent des quatre sites relevés.
  • Conséquence pratique : si vous dirigez une PME, vous ne trouverez pas en ligne de cas comparable au vôtre chez un grand cabinet. Il faut le demander en rendez-vous ; les trois éléments à exiger figurent plus bas.

Une question à poser à tout cabinet en 2026. Le calendrier de l'AI Act a été modifié le 29 juin 2026 : les obligations « haut risque » passent du 2 août 2026 au 2 décembre 2027, tandis que la transparence de l'article 50 s'applique depuis le 2 août 2026. Un prestataire qui vous annonce encore l'échéance d'août 2026 travaille sur une information périmée : le test est simple à faire.

Ce que publie chaque cabinet

CabinetRubrique dédiéeClient nomméRésultat chiffréTaille des clients
Deloitte France Pas de rubrique centralisée ; cas dispersés dans les pages de services Non Non Grands comptes, secteur public
PwC France Oui : cas clients Partiellement (2 cas sur 6 récents) Non Grands groupes, CAC 40
EY France Aucune rubrique de cas clients identifiée Non Non Grands comptes
KPMG France Oui : cas clients dans la rubrique transformation digitale Non Non Grands groupes

Relevé du 14 août 2026 sur les sites publics des quatre Big 4. « Résultat chiffré » signifie un indicateur d'activité du client mesuré avant et après la mission, et non la taille du dispositif ou le nombre de consultants mobilisés.

Télécharger ce relevé en CSV (UTF-8, séparateur virgule). Les lignes n'ont pas été actualisées après le 14 août 2026 : relire les sites aujourd'hui sans tout revérifier fausserait la date.

Quatre enseignements

1. Le cas nommé et chiffré est absent du relevé

Sur les quatre Big 4, aucun ne réunit les deux : le nom de l'entreprise et l'effet mesuré. PwC nomme partiellement (deux cas récents sur six) ; Deloitte, EY et KPMG n'affichent pas de client nommé. Aucun des quatre ne publie d'indicateur d'activité avant/après.

2. Les Big 4 documentent l'approche, rarement l'effet

Le format type y est stable : contexte de la mission, approche proposée, dispositif déployé. On y apprend comment le cabinet travaille, ce qui a sa valeur, sans savoir ce que la mission a produit. Un cas KPMG sur la transformation d'un centre de services décrit ainsi le pilotage, la gouvernance et le modèle de delivery, sans indicateur avant/après.

3. La taille des clients cités n'est pas la vôtre

Les cas publiés par les grands cabinets concernent des entreprises que leur modèle sert réellement : groupes cotés, opérateurs publics, programmes internationaux. C'est le reflet exact de leur clientèle. Pour une PME de 30 à 300 personnes, ces cas ne fournissent aucun repère transposable : ni sur les délais, ni sur les budgets, ni sur la taille d'équipe à mobiliser.

4. L'anonymat coûte au lecteur ce qu'il protège chez le client

« Un leader du luxe », « un acteur majeur de l'assurance » : ces formulations répondent à des accords de confidentialité légitimes. Mais un cas anonyme n'est pas vérifiable et ne mène à aucune référence joignable. La contrepartie doit alors se prendre en rendez-vous, pas sur le site.

Ce qu'il faut lire dans ce relevé : la présence d'études de cas ne renseigne pas sur la qualité d'un cabinet ; leur contenu renseigne sur sa clientèle réelle, à examiner avant de prendre rendez-vous.

Les trois éléments à exiger en rendez-vous

Quand les cas publiés ne suffisent pas, ce qui est presque toujours le cas pour une PME, la demande à formuler tient en trois points. Ils sont volontairement factuels : un cabinet qui exécute y répond de mémoire, un cabinet qui vend une méthode bute sur le deuxième.

  1. Trois références de taille comparable à la vôtre, en effectif et en secteur. Pas les plus prestigieuses : les plus proches.
  2. Le délai réel entre le premier atelier et la mise en production pour chacune. Pas la durée de la mission : la date à laquelle le système a commencé à servir en conditions réelles.
  3. L'indicateur suivi, avant et après, et qui le mesurait. Un cabinet qui n'a jamais mesuré l'effet de son travail vous le dira à ce moment-là.

Ces trois questions complètent les sept questions à poser avant de signer. Elles se recoupent avec les signaux d'exécution observables dès le premier échange.

Pour aller plus loin

Le benchmark 2026 compare ce que chaque famille de cabinets publie sur ses prix, ses délais et ses livrables. Le panorama des cabinets élargit la vue à dix acteurs, en quatre familles. Ou décrivez votre besoin : réponse sous 24 h.

Un cas publié ne dit presque jamais combien il a coûté : les références de prix disponibles publiquement sont rassemblées sur la page consacrée au budget d'une mission, et les termes employés dans ces cas sont définis dans le glossaire.

Questions fréquentes

Les cabinets de conseil numérique publient-ils des études de cas chiffrées ?

Rarement. Sur les quatre Big 4 relevés le 14 août 2026, aucun ne publie d'étude de cas réunissant à la fois le nom du client et un résultat chiffré avant/après. Deloitte, PwC, EY et KPMG publient des cas centrés sur le contexte et l'approche, presque toujours anonymisés et concernant des grands comptes.

Où trouver des études de cas de transformation numérique pour une PME ?

Pas chez les Big 4 : leurs cas publics portent sur des grands groupes (CAC 40, secteur public, programmes multi-pays). Pour une PME, trois éléments à exiger en rendez-vous remplacent les pages de cas : références de taille comparable, délai réel jusqu'à la mise en production, indicateur avant/après.

Pourquoi les grands cabinets anonymisent-ils leurs clients ?

Par contrainte contractuelle le plus souvent : les missions portent sur des sujets sensibles (finance, conformité, réorganisation) et les accords de confidentialité interdisent la citation. L'effet de bord pour le lecteur est réel : un cas anonyme n'est pas vérifiable et ne permet pas de contacter la référence.

Que demander à un cabinet si ses études de cas ne sont pas chiffrées ?

Trois références d'entreprises de taille comparable à la vôtre, avec pour chacune : la durée réelle entre le premier atelier et la mise en production, l'indicateur suivi avant et après, et un contact joignable. Un cabinet qui exécute donne ces trois éléments en rendez-vous, même quand il ne peut pas les publier.